Paroisse Saint-Yves de la côte sauvage

Batz-sur-Mer   Le Croisic   Le Pouliguen

Les origines

Brève histoire des origines

de la paroisse…

 par Marie-Madeleine Suire

Une légende – mais les légendes ne recèlent-t-elles pas souvent une petite part de vérité ? – une légende, donc, raconte que l’ancienne « Isle de Batz », peuplée alors de Saxons, aurait été évangélisée et que le baptême y aurait été donné à ses habitants par Saint Félix, évêque de Nantes au VIème siècle.

Un autre récit, figurant dans la vie de Saint Philibert par le moine Ermentaire, laisse à penser que vers 840 il existe en ce lieu une communauté chrétienne bretonnante animée par un prêtre, avec vraisemblablement un lieu de culte. Le Cartulaire de Redon ne dément pas cette possibilité.

Vers 950, des moines bretons viennent établir un prieuré sur l’île de Batz donnée par le duc Alain II dit Barbe Torte, à Jean, Abbé de [Landevennec] (Finistère), sans doute en remerciement de son action diplomatique auprès des Normands pour obtenir leur retrait. Le modeste sanctuaire dédié à Saint Cyr et Sainte Julitte est alors mis sous le patronage de Saint Guénolé, en communion avec l’abbaye-mère fondée par le saint à Landevennec au Vème siècle.

Au XIIIème siècle, les moines font édifier une nouvelle église dont il reste des vestiges dans le chœur actuel. L’influence spirituelle de Landevennec est alors importante. Jusqu’en 1660, les moines desservent la paroisse et le Recteur est nommé par l’Abbé de Landevennec, ce qui n’est pas sans entraîner quelques querelles entre les moines, le clergé diocésain et la « fabrique ». Les moines, toujours chargés de la perception de la dîme, n’en resteront pas moins présents jusqu’à la Révolution.

Au XVème, autour de l’église St Guénolé, se pressent le prieuré et quelques maisons. A l’ouest, la petite cité du Croisic, « succursale » de la paroisse, avec son port de pêche et de commerce. Vers l’est, les villages paludiers de Kervalet, Trégaté, Kermoisan, Roffiat … puis le petit port de pêche et de commerce du Pouliguen et le village de Penchateau qui sont desservis par des chapelains. L’île est prospère ; la générosité du clergé et des fidèles est à la hauteur de la foi populaire. La « fabrique » entreprend une nouvelle construction précédant de peu l’édification de l’église Notre-Dame de Pitié au Croisic.

En 1763, un décret de l’Evêque de Nantes, confirmé par lettre patente du roi en février 1764, institue la paroisse Notre-Dame de pitié du Croisic qui se détache ainsi du Bourg-de-Batz. Ce n’est qu’en 1820 que la « succursale » St Nicolas du Pouliguen est érigée en paroisse.

Le 20 juin 2004, la création de la paroisse Saint-Yves de la Côte Sauvage permet à nouveau de réunir les trois Communautés.

Notre-Dame de Pitié du Croisic

L’église du Croisic aurait remplacé une ancienne chapelle rattachée à l’hôpital et déjà dédiée à Notre-Dame. La première pierre du nouvel édifice est posée le 4 décembre 1494. L’édifice aurait été construit par la corporation des maîtres maçons de Lamballe. Par une bulle de 1501, le pape Alexandre VI permet aux habitants de consacrer la nouvelle église qui est officiellement bénite en 1507.

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